δημοψήφισμα- Référendum

Published on by Robert Dorazi

Quelle Pagaille ! Quelle pagaille ! Depuis plusieurs mois maintenant, mais encore plus ces dernières semaines, on nous bassine littéralement avec la Grèce. La Grèce ceci, la Grèce cela. Les Grecs sont feignants, ils ne payent pas leurs impôts, les Grecs sont les victimes de la troïka qui leur demande des sacrifices énormes etc…

On n’en peut plus ! Il parait même que le gouvernement en avait tellement marre qu’il avait décidé de supprimer le Grec au collège… Non, là je plaisante.

Ils ont eu des gouvernements de droite, puis de gauche, maintenant d’extrême gauche. Et rien n’a changé. La Grèce, en ce moment, c’est simple, on dirait la France de ces trente dernière années…

Référendum, puis plus de référendum, puis référendum. Accord, puis pas d’accord, puis accord si…

Restera dans l’Euro, ne restera pas dans l’euro, ou peut-être que peut-être pas.

La population totale de l’union européenne est d’environ 500 millions d’habitants. La Grèce représente 2.2 % de ces 500 millions de gus. Le PIB de l’Europe c’est 13000 milliards de dollars, et la Grèce représente 1.8% de ce PIB. Autant dire que ce pays ne pèse rien, ou presque. Et pourtant! Et pourtant depuis des mois on nous dit que si la Grèce venait à sortir de l’Europe, ce serait une catastrophe. Que si elle venait à sortir de l’Euro, ce serait un véritable séisme !

Je ne suis pas économiste, ni géo-stratège, mais je me dis depuis longtemps déjà, qu’une construction européenne qui ne pourrait pas résister à la sortie, même temporaire, d’une si petite nation représentant moins de 2% de cette construction, a été bien mal bâtie !

En fait, je commence à penser que ce que les dirigeants européens ne veulent pas, c’est qu’on se rende compte que la sortie de la Grèce de l’Euro, ou pire, de l’union européenne, ne serait pas du tout la catastrophe qu’on essaye de nous faire avaler. Peut-être même que les Grecs s’en sortiraient mieux seuls pendant un temps, et qu’ils pourraient enfin se sortir de ce carcan qui leur est imposé !

Et puis surtout, je me dis que si jamais Syriza tient vraiment parole et obtient, in fine, une diminution de la dette (ou mieux, un effacement pur et simple de celle-ci) les Espagnols, les Portugais et même les Français se diront qu’il n’y a pas de raison qu’ils continuent de se serrer la ceinture. C’est Podemos qui doit se frotter les mains en ce moment !

Il semble évident que le pari de Merkel est que tsipras sera obligé de démissionner après un référendum auquel les Grecs répondraient, contre tout attente, Oui. On aura la réponse lundi prochain probablement. Mais le problème risque bien de ne pas être réglé pour autant!

Une chose est sure pourtant : l’Europe telle qu’elle existe en ce moment, n’est certainement pas celle qu’on aurait pu souhaiter il y a cinquante ans. Elle n’est en rien démocratique, et ne résout en rien les difficultés auxquelles sont confrontés ses 500 millions de citoyens.

Mais pas de panique. Hollande l’a promis. Dès qu’il est élu président, il ira à Bruxelles pour renégocier le traité de Lisbonne ! Quoi ? Il a déjà été élu ? Il y a trois ans ? Et rien n’a été renégocié ? Nous aurait-on menti ?

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