Goodbye Gandhi

Published on by Robert Dorazi

Dans ce roman (qu’on pourrait aussi qualifier de « bi-roman ») Goodbye Gandhi, l’enquête policière est surtout un prétexte pour nous faire découvrir les coutumes, les défis et les étrangetés de l’Inde, cet immense pays que nous, occidentaux, avons tant de mal à appréhender. Mais est-ce étonnant ? Un pays qui sera bientôt plus peuplé que la Chine, et qui représentera presque un quart de la population mondiale vers 2050 si on en croit les démographes.

L’Inde et ses castes, ses intouchables, et surtout son Histoire.

Dans ce roman, tout est épices, senteurs, tissus soyeux, danses folkloriques, mais aussi mendicité, corruption, viols, meurtres ou infanticides.

Le corps de Monique Duchemin, une ancienne hippie devenue la mère Thérésa de Pondichéry, est retrouvée dans la rue, couchée sur un lit de fleurs selon les rites funéraires en cours dans le pays. Pourtant il apparaît très vite que Monique Duchemin a été assassinée par pendaison.

L’enquête est confiée à Vijay Ramalingam, un policier intègre, par des supérieurs qui le sont beaucoup moins, et qui lui font comprendre que la conclusion devra être telle qu’elle ne fera aucun remous. Vijay a l’habitude de ces arrangements avec la vérité. La seule différence cette fois, c’est qu’il devra conduire l’enquête en compagnie de Léa, une Franco-Indienne avec un passé assez tourmenté aussi. Ni Vijay ni Léa ne ressortiront vraiment indemnes de cette enquête. Ce serait trop facile

Je dis que Goodbye Gandhi est un « bi-roman » car Mélanie Talcott, l’auteure, utilise un procédé narratif qui consiste à entremêler l’histoire de Léa au cours de l’enquête, et le dialogue interne de Monique Duchemin, la victime, pendant son calvaire, ainsi que ses efforts pour essayer d’échapper à son sort.

Bien sûr on apprendra petit à petit pourquoi cette bande de jeunes enfants pareils à ceux que Duchemin était censée protéger et aider l’ont kidnappée. Mais Duchemin était-elle vraiment la mère Thérésa de Pondichéry ? Comment, alors qu’elle aurait dû faire vœu de pauvreté, s’était-elle retrouvée à la tête de cette fortune ?

Tout n’est pas rose dans ce roman, loin de là, mais c’est justement ce qu’on demande à un roman !

Goodbye Gandhi

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